Nos principes

Les régions et les citoyens à cœur

Les Laurentides, l'Estrie, la Côte-Nord, le Bas-St-Laurent, l'Outaouais, la Montérégie, etc. Toutes les régions du Québec ont leur réalité propre et leur imaginaire distinctif. Elles font partie de l'identité et de l'enracinement des Québécoises et des Québécois. Les régions sont, avec les villes ou les municipalités, le premier lieu d'attachement. Voilà pourquoi nous devrions nous assurer que les régions – toutes les régions – prospèrent, s'enrichissent et se développent en fonction de leurs forces et de leurs atouts.

Malheureusement, le gouvernement fédéral va à contresens de cette vision. Il affaiblit les régions en leur enlevant, petit à petit, les outils dont elles ont besoin pour assurer leur pérennité. Les coupes dans les infrastructures, l'abolition des services régionaux, l'affaiblissement des programmes fédéraux sont autant de rappels qu'Ottawa fait fausse route. La richesse régionale ne semble pas peser bien lourd face aux considérations politiques des grands partis.

Ainsi, alors que :

  • se succèdent les fermetures de bureaux de poste, de passeports, de l'Agence du revenu, de Services Canada, de gares et de dessertes ferroviaires, de centres de sauvetages, de centres scientifiques et de recherches;
  • l'on constate la volonté affichée de concentrer les centres décisionnels vers Ottawa ou Toronto comme en fait foi le projet actuel de créer une Commission pancanadienne des valeurs mobilières ;
  • Ottawa impose des réformes aux programmes de travailleurs étrangers temporaires et d'assurance-emploi qui pénalisent directement l'économie des régions du Québec;
  • le Québec soit tenu de composer avec une politique forestière qui n'est pas à la hauteur de l'importance de cette industrie et des politiques agricoles taillées sur mesure pour les grandes exploitations agricoles de l'Ouest canadien, mais inadapté aux fermes familiales qui nourrissent les Québécoises et les Québécois depuis des générations;
  • les infrastructures les plus importantes de la grande région de Montréal sont considérées comme s'il s'agissait juste d'ouvrages de béton, et non comme des vecteurs essentiels du développement économique de la métropole québécoise ;

Il est impératif que les citoyennes et les citoyens du Saguenay, de l’Estrie tout comme ceux du Bas-St-Laurent ou encore de Montréal, aient une voix au chapitre du développement de leur région. Ils doivent pouvoir s'assurer que les politiques fédérales soient adaptées à leur région et non que les régions soient forcées de s'adapter aux politiques fédérales.

Cela illustre à quel point les grands partis fédéraux fonctionnent en vase clos. En multipliant les stratégies nationales, les normes pancanadiennes, les programmes ciblés, ils font la preuve qu'ils sont déconnectés de la réalité des régions. Plutôt que de donner les moyens d'une prise en main locale, ils ensevelissent les municipalités, les organismes de développement économique et social et les leaders économiques locaux de formulaires et d'obstacles administratifs. Ils réduisent les projets de développement à de petites cases à cocher et excluent de facto les initiatives innovantes qui répondent aux besoins précis des communautés. Il devrait pourtant être normal que les décideurs régionaux soient ceux que l'on privilégie pour présider au développement social, économique et environnemental des communautés desquelles ils sont issus.

D'autre part, en accumulant, au fil des groupes d'électeurs-cible les petits crédits d'impôts, les micro-mesures de stimulation, le gouvernement fédéral complexifie les rapports d'impôts, oblige les entreprises et les citoyens à fournir une quantité folle de pièces justificatives et il fait le pari que certains entrepreneurs et de nombreuses familles oublieront de réclamer ce à quoi ils ont droit.

Bref, les grands partis ont perdu de vue l'essentiel, à savoir le développement économique, social, culturel et environnemental des régions et le bien-être des citoyennes et des citoyens.


Amélioration démocratique

L'époque est au cynisme politique.

L'attention médiatique est de plus en plus concentrée sur les chefs de parti, sur la confrontation des idées, plutôt que sur le travail fondamental des députés - votre représentant démocratique direct.

Les débats, même à l'intérieur des partis, sont craints et limités au maximum. C'est la ligne de parti qui fait foi de tout, et c'est l'attitude du « vous êtes avec nous ou contre nous » qui prévaut, même sur les dossiers qui font appel aux valeurs profondes des députés.

Pire, les députés se voient donner le mandat de défendre le programme de leur parti dans leur région plutôt que de défendre leur région auprès de leur parti.

Les Québécoises et les Québécois sont las de cette situation.

Ils veulent un parti où la loyauté de chaque député ira d’abord et avant tout aux gens de son comté et de sa région, qu'ils soient travailleurs ou chômeurs, hommes ou femmes, aînés ou jeunes.

Un parti où il n'y aura pas de ligne de parti, mais plutôt un objectif commun : assurer le bien-être des gens de toutes les régions et assurer la vitalité de tous les coins du Québec. Un parti qui stimulera l'engagement des jeunes et de tous ceux et celles qui aiment et croient au potentiel de leur région en promouvant plus de démocratie participative et une participation accrue des citoyennes et des citoyens aux décisions qui les concernent.

Un parti où les élus refusent d'accepter qu'une région soit contrainte de voir ses jeunes s'exiler dans les grands centres, faute d'être en mesure de leur offrir les opportunités d'affaires et les conditions favorisant l'établissement de nouvelles familles sur leur territoire.

Un parti où les élus refusent que les phénomènes sociaux soient traités à la légère, en fonction de positions idéologiques dogmatiques. 

Les citoyennes et les citoyens veulent une occasion de se réapproprier le pouvoir politique par l'intermédiaire de députés qui refusent de jouer avec les règles « traditionnelles » du pouvoir.

Ils souhaitent un parti qui change la conception de la politique et le rôle véritable de l’élu pour rompre avec le cynisme et redonner un sens à la politique. Ils veulent que les députés aient les coudées franches pour qu'ils puissent agir comme des facilitateurs et des développeurs de leur communauté, comme des partenaires de la société civile. En échange de ces pouvoirs accrus, ils demandent à ce que les élus soient soumis à une réelle reddition de compte.

Enfin, les électeurs et les électrices veulent que cesse ce climat de confrontation permanente et espèrent un parti prêt à collaborer et à travailler avec tout gouvernement, minoritaire ou majoritaire, qui mettra de l’avant l’atteinte des objectifs spécifiques aux régions du Québec. Un parti qui deviendra la garantie qu’au-delà des périodes électorales, les régions québécoises auront un réel pouvoir d’influence et décisionnel.

Développement durable

Les régions du Québec sont prises entre l'arbre et l'écorce.

Elles savent que leur développement passe par le développement durable et elles veulent créer une richesse à long terme pour assurer le bien-être de leurs citoyens. Malheureusement, elles sont soumises aux aléas de décisions gouvernementales prises à courte vue et souvent élaborées sans qu'elles soient consultées.

Elles veulent attirer sur leur territoire des projets de développement économique innovants et respectueux de l'environnement, mais n'ont pas les moyens de refuser les industries polluantes faute d'alternative.

Elles font des pieds et des mains pour mettre en place les infrastructures et les conditions pour que les investisseurs puissent s'établir et faire prospérer leurs communautés, mais doivent composer avec des programmes fédéraux mal adaptés qui ne correspondent pas avec leurs besoins particuliers.

C'est le contraire du développement durable.

Les régions et les décideurs locaux n'ont pas à être confrontés à un tel dilemme. Ils n'ont pas à sacrifier le développement économique de demain pour un profit immédiat.

Surtout, les citoyennes et les citoyens n'ont pas à se faire imposer des projets polluants dont ils ne retireront aucun bénéfice alors qu'on leur demande d'en assumer tous les risques.

Les récentes levées de boucliers contre les projets d'exploitation des gaz de schiste en Montérégie, d'exploration pétrolière en plein Golfe du Saint-Laurent, sur l'Ile d'Anticosti ou encore près des sources d'eau potables en Gaspésie, de construction d'un port pétrolier à Cacouna ou encore du projet de pipeline TransCanada destiné à faire transiter le pétrole des sables bitumineux de l'Alberta ont été accueillies dans l'indifférence par les partis politiques fédéraux. 

Pourtant, la clé de tout projet de développement économique, sans égard à son importance, devrait être son acceptabilité sociale. Une acceptabilité sociale reposant sur le consentement éclairé de la population quant aux mérites de retombées économiques structurantes profitables à l'ensemble de la communauté et quant à la gestion des conséquences environnementales après une évaluation rigoureuse des risques.

Actuellement, le gouvernement fédéral n'a aucune légitimité populaire pour donner le feu vert à des projets soutenus par des opérations de relations publiques alors qu'ils sont susceptibles d'avoir des effets dévastateurs pour les communautés concernées.

Il est temps que cesse cette situation où les gens n'ont plus leur mot à dire sur les grandes décisions, où les questions de sécurité des citoyens et de l'environnement sont balayées sous le tapis, où les individus ou groupes qui osent soulever ces questions sont considérés comme des personnes à museler par le gouvernement fédéral.

Il est temps que les régions et les communautés puissent assurer durablement leur développement économique, environnemental, social, culturel.

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